Réforme du régime des changes

Réforme du régime des changes : Bank Al Maghrib pose le débat

Le 22 mars 2017, la Chambre de Commerce Suisse au Maroc a convié ses membres à l’Hôtel Grand Mogador City Center de Casablanca, pour aborder la question de la flexibilité du taux de change annoncée par Bank Al Maghrib pour le deuxième semestre de 2017. M. Mounir Razki, Directeur des Opérations Monétaires et des Changes de la banque centrale, invité d’honneur de cet événement, a présenté à l’assistance les bénéfices de cette réforme pour le Royaume.

Consolider la compétitivité de l’économie marocaine et renforcer l’essor du secteur financier à travers un régime des changes plus flexible, tels sont les objectifs que se fixe Bank Al Maghrib (BAM) par le biais de la réforme annoncée pour le prochain semestre. Une transition qui nécessite de prendre en considération les risques et déséquilibres extérieurs en se basant  sur des critères tels que l’ancrage à un panier de devises avec une pondération fixée à 60 % pour l’euro et à 40 % pour le dollar, contre 80 % et 20 % précédemment. « À terme, le taux de change ne sera plus une ancre, il va être volatile et l’ancrage se fera sur le taux d’inflation », explique M. Razki, le Directeur des Opérations Monétaires et des Changes de BAM. Les autres critères de la flexibilité du régime de change sont l’élargissement des bandes de fluctuation. Il faudra aussi définir les modalités d’intervention de la banque centrale et communiquer auprès des opérateurs autour de cette politique.

Les raisons d’une transition

« Depuis une vingtaine d’années, le Maroc s’inscrit dans une politique d’ouverture économique de plus en plus importante. Nous avons signé 55 accords de libre-échange avec plusieurs pays et il est nécessaire d’avoir un mécanisme plus flexible, plus libéral, pour accompagner cette orientation », soutient M. Razki. Autre ambition, asseoir Casablanca comme hub financier régional pour que les investisseurs étrangers y retrouvent le même environnement qu’à Dubaï et Londres, et ce, à tous les niveaux : réglementaire, fiscal, etc. Le taux de change n’est cependant pas le seul facteur pour améliorer la compétitivité, « il doit être accompagné d’actions, de formations et de réformes afin d’améliorer la productivité », poursuit-il.   

Toutefois, en cas de chocs exogènes importants, il est important pour le Maroc de pouvoir préserver ses avoirs extérieurs afin que les ajustements se fassent sur le taux de change et non sur les avoirs.

Les avantages d’une libéralisation économique

La réforme permettrait, par exemple, une libéralisation financière avec la levée progressive des restrictions au niveau de la réglementation des changes. Citons le compte capital complétement ouvert pour les non-résidents. Pour les résidents, il s’agit d’une ouverture partielle qui concernera, dans un premier temps, les opérateurs lesquels ont un dispositif de gestion des risques et des mécanismes de gouvernance maîtrisés.

Il a dit…

 Nous avons décidé d’organiser cet événement car la flexibilité du dirham est un événement majeur pour l’économie du pays. C’est une transition structurellement importante qui va impacter la vie des entreprises mais aussi celle de l’ensemble des Marocains. À mon sens, c’est une opportunité unique pour le Maroc, c’est bien évidemment une démarche qui comprend un certain nombre de risques mais les opportunités pour l’économie marocaine sont bien plus importantes. De plus, les indicateurs économiques du Royaume sont très satisfaisants, donc le timing choisi par BAM pour opérer ce changement est très opportun.

Mehdi Benzaari, Président de la CCSM.

Cela s’est passé à la CCSM

Comment manager ses talents ?

Spécialisé dans le recrutement, le cabinet BatenborcH International Maroc, nouveau membre de la CCSM, était l’invité de la Chambre lors de la table ronde tenue, le 28 mars dernier au Mövenpick Hotel Casablanca, sur le thème : « L’épidémie du Shadow : la maladie cachée qui détruit les équipes et les entreprises, et la science pour en guérir. ». Mme Sophia SEBTI et M. Anthony MARTINS de NOBREGA, les intervenants de BatenborcH, ont d’abord partagé avec les convives leurs expériences respectives avant de leur donner les clés pour mieux manager leurs talents. Leur méthode ? La technologie « PRINT® » développée par le Dr Paul Hertz qui la définit comme étant « la seule méthode qui se base sur les données disponibles afin d’identifier ce qui motive les actions des gens. ». Et de poursuivre : « si vous voulez que votre entreprise soit unique et des plus performantes, il faut que votre encadrement, vos formations, vos directives et vos stratégies prennent en compte les Motivateurs Invisibles® du facteur humain (les raisons qui motivent leurs actions et non leur comportement). »

Nous avons beaucoup apprécié le format réduit car cela favorise l’échange et permet d’avoir les retours des participants. Ils sont motivés par la thématique et cela a créé des échanges denses que nous trouvons intéressants pour mieux améliorer le quotidien de nos clients.

BatenborcH International Maroc.

Pour plus d’informations sur le sujet, contactez Mme Sebti sur : s.sebti@batenborch.com.

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