Une trentaine d’invités constituée de membres, de représentants diplomatiques et de journalistes était présente, le 14 décembre 2016 à l’Hôtel Mövenpick de Casablanca, lors de la table ronde organisée par la Chambre de Commerce Suisse au Maroc. Avec comme invité d’honneur M. Hassan Boulaknadel, Directeur Général de l’Office des Changes, l’événement a porté sur la nouvelle Réglementation des Changes qui a été repensée pour faciliter l’usage aux opérateurs économiques.

« Grâce à sa stabilité économique et à la résilience de son système bancaire, le Maroc continue à marquer son ancrage dans son environnement régional et international ». Et c’est dans cette logique d’ouverture que la nécessité de rendre plus flexible et plus accessible la Réglementation des Changes a été ressentie et enclenchée par l’Office des Changes, sous la direction de M. Hassan Boulaknadel. « Ce nouveau dispositif de flexibilité consiste à élargir le panier de cotations du dirham et cela suppose un marché de changes plus profond avec une refonte de toute sa logique, et, dans cet environnement, les opérateurs économiques ont besoin de plus de souplesse », explique Hassan Boulaknadel.

Libéralisation et assouplissement

Face au constat de l’état de la vétusté des textes de loi qui régissent la Réglementation des Changes, et du caractère disparate des circulaires réglementaires entre autres, rendant très complexe pour les opérateurs l’accès à l’information, l’Office des Changes publie en janvier 2017, après plusieurs mois de travail, l’instruction Générale des Opérations de Change. Une nouvelle version plus flexible et plus adaptée aux besoins des opérateurs économiques. Dans cette optique, l’Office des Changes a pris plusieurs mesures, notamment l’harmonisation du règlement par anticipation des importations de biens et de services avec un plafond de 200 000 dirhams et un règlement d’acompte fixé à 30%. Citons également la mise à disposition des personnes en dehors du Maroc, la libéralisation des transferts pour la rémunération du personnel étranger, le rallongement du délai de rapatriement des produits des exportations des services de 60 à 90 jours ou encore la possibilité de se financer par entrée en devises. Autant de mesures qui faciliteront le quotidien de nos membres et développeront les échanges commerciaux entre le Maroc et la Suisse.

La nouvelle règlementation, à travers l’instruction générale de l’Office des Changes, se présente donc en un seul document qui fait la part belle à la concision. Il passe de 425 à 240 pages, de 807 à 215 articles. Pour plus d’informations, rendez-vous sur http://www.oc.gov.ma/portal/.

Cela s’est passé à la CCSM

En partenariat avec la Caisse Interprofessionnelle Marocaine de Retraite (CIMR), la CCSM a organisé le vendredi 2 décembre, à l’Hôtel Mövenpick de Casablanca, une table ronde intitulée « Crise de la retraite : quelle place pour les retraites complémentaires ? » animée par M. Khalid Cheddadi, PDG de la CIMR, qui a déclaré au terme de l’événement :

« Le nouveau statut de la CIMR fait suite à l’obligation de nous conformer aux dispositions de la loi 64-12 qui porte création (sic) de l’autorité de contrôle de l’assurance et de la prévoyance sociale. Ce nouveau statut de société mutuelle de retraite nous soumet au respect d’un certain nombre de normes, en termes de gestion financière mais aussi des critères de pérennité des indicateurs, etc. À travers ce changement, nous avons amélioré le fonctionnement de notre régime avec de nouvelles prestations comme le capital au décès, le capital versé aux héritiers pour les affiliés célibataires…

J’ai été très agréablement surpris par l’affluence des invités. Cela montre que la CCSM sait mobiliser ses membres autour de sujets qui leur parlent ; l’échange qui a suivi démontre assez bien leur intérêt et leur connaissance du sujet. ».

Événements